La répartition forcée, c’est la servitude

La répartition forcée, c’est la servitude

Les salariés doivent pouvoir prendre en main leur avenir, ce qui leur est totalement interdit aujourd’hui au nom de la répartition, c’est à dire du vol par les régimes spéciaux. Ils doivent pouvoir choisir leur mode de retraite, épargner au rythme qu’ils auront choisi, pour toucher ce qu’ils auront épargné, donc mérité. C’est la capitalisation que je préfère appeler l’épargne. Une épargne qui serait réellement protégée des sangsues de la bureaucratie d’Etat.

Kevin vient de rentrer dans la vie active, au smic. Kevin sera victime des mesures de 1993 qui lui imposent une surcotisation de 25% pour le régime complémentaire. Il risque de ne toucher que 30% de son dernier salaire en 2037; soyons plein d’illusions et disons 45%. Dans 37,5 ans, si Kevin n’a pas changé de situation, il ne touchera qu’un revenu très en dessous du minimum vital : 3.150 francs par mois. Impossible de vivre avec cette aumône.

Ce serait radicalement différent si Kevin pouvait épargner pendant toute sa vie active. Prenez-votre calculette avec moi. Et cramponnez-vous.
Kevin ne se fait plus voler 26% par mois dans le choix de cette retraite justice.
Il place ces 1.820 francs/mois, à sept pour cent, ce qui est la moyenne des bourses mondiales sur les trente dernières années. Au bout des douze premiers mois, Kevin est propriétaire de 22.604 francs. Qui seront 46.791 en deuxième année.
Quand il aura cotisé 37,5 années Kevin sera à la tête d’un pactole de 3,75 millions de francs. Sans avoir pris de risques.
Quand il partira à la retraite, il pourra soit acheter le magasin dans lequel il aura durement trimé, soit placer 375 millions de centimes. S’il choisi une rente de père de famille (qu’il est), en restant sur la moyenne de 7%, ce smicard avisé et tenace touchera 22.000 francs par mois jusqu’à son dernier souffle. Trois fois plus que lorsqu’il se levait à six heures du matin pour manier son chariot.
Et sans toucher à son capital qu’il léguera intact à ses enfants.
Et s’il meurt avant sa femme Sandrine, comme le prédit la statistique démographique, elle touchera toujours 22.000 francs, et non plus la moitié des 3.150 francs que lui promet le régime actuel. Plus de six fois plus, si on laisse à chaque libre citoyen la liberté de  » capitaliser « .
Le smicard aura l’aisance d’un cadre. Quelles que soient les évolutions démographiques.

Dans une retraite par capitalisation, le salarié qui accumule un capital voit celui-ci croître tous les ans de ce qu’il verse, et des intérêts produit par ce qu’il a déjà versé. Il peut contrôler tous les jours ce qui est fait avec son épargne. Mais dans le régime de la répartition, il ne voit rien. En échange de ce qu’il paye, on lui donne des points, dont la valeur future est totalement inconnue. Il ne sait pas ce qu’il reçoit. Mais les syndicalistes et les politiques ont la clef de la caisse ; C’est eux qui distribuent aujourd’hui ce qui a été payé en cotisation. Et à qui le distribuent-ils ? Pardi, aux régimes spéciaux, c’est à dire à eux mêmes, et aux fonctionnaires qui les élisent ! Et ceci, naturellement, dans une obscurité totale. Aucun cotisant ne peut savoir quelle fraction de ce qu’il a versé servira à lui assurer sa retraite future, et quelle partie sera détournée au profit des régimes spéciaux.

La répartition, c’est donner la clef de la caisse à des privilégiés, et ceux-ci y mettent la main pour financer leurs privilèges. La capitalisation, c’est le contrôle total de chaque salarié sur ce qu’il verse pour sa retraite.

La répartition forcée fait de vous les serfs des privilégiés des régimes spéciaux. N’est-il pas temps d’abolir les privilèges et de sortir de la servitude ?

Que faire ?

La seule disposition légitime et morale, c’est le respect du cotisant :

L’argent des cotisations appartient au cotisant. Il a seul le droit de décider entre répartition et capitalisation.

Le dernier clic vous propose une méthode d’action pour imposer la morale, seule sauvegarde contre le pillage de votre retraite.

Il faut agir.

Le livre proposé vous détaille les indications de ce clic, et des autres.